| | Radar

Pourquoi la fuite d'hydrocarbures en Arctique est aussi un échec managérial

Le 8 juin 2020, des travailleurs tentent de dépolluer une partie de la rivière Ambarnaya, contaminée par le fuite d'hydrocarbures de Norilsk | EPA Transneft PJSC/KEYSTONE

C’est une catastrophe significative qui s’est déroulée début juin en Russie, où une fuite d’hydrocarbures a pollué des cours d’eaux. Dans une tribune publiée sur The Conversation, Mikaa Mered, professeur de géopolitique des Pôles et de l'Hydrogène à l'Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI), porte un regard sévère sur l’industrialisation de l’Arctique à l’heure du changement climatique, et ses pratiques managériales inadaptées.

Pourquoi c’est grave. Le groupe Norilsk Nickel, ici en cause, avait effectivement identifié le dégel du pergélisol (permafrost) comme l’un des principaux risques pesant sur ses activités bien avant la catastrophe, ce que montre son dernier rapport de soutenabilité. Pourtant, le groupe se défausse aujourd’hui sur le changement climatique, arguant qu’il ne peut être tenu pour responsable de la fuite sur la cuve de diesel, celle-ci étant liée au dégel des sols. Au vu de la multiplication de ces infrastructures dans la région et des négligences des industriels, cet événement pourrait être annonciateur d’autres catastrophes à venir.

link

A lire sur The Conversation

newsletter_point-du-jour

Recevez chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

Lire aussi