| | Interview

«Pendant le semi-confinement, il y a eu un pic de recherches liées au sexe en ligne»

Accessoires dans un studio privé de livecam, en Roumanie | ROBERT GHEMENT/EPA/KEYSTONE

Salomé Donzallaz est assistante-doctorante à l’Institut de sociologie de l’Université de Neuchâtel et membre du Groupe de recherche en économie territoriale (GRET). Ses travaux de recherche portent notamment sur la numérisation et le travail du sexe. Elle mène actuellement une thèse de doctorat en économie territoriale, dans laquelle elle interroge le statut du livecam, une forme d'activité sexuelle marchande (ASM) emblématique de la numérisation de la société. Ses travaux ont donné lieu à une publication, dont nous avons discuté avec elle. Mais avant tout, une définition:

Qu’est-ce que le livecam? Cette pratique de sexe à distance se définit comme un échange érotico-pornographique en ligne, qui se co-construit de façon simultanée entre la clientèle et les prestataires, à travers une plateforme numérique. L’activité compte aujourd'hui près d'un demi-million d’adeptes. Sa popularité, croissante, semble s'être encore accentuée durant le semi-confinement en Suisse. L'occasion de discuter sans tabous, ni préjugés de cette pratique qui s'inscrit dans les changements que connaît notre société à travers des rapports sociaux numériques accrus.

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous

Lire aussi