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Le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est l'un des plus larges en 15 ans

Trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique au 27 septembre 2020 | Copernicus Atmosphere Monitoring Service

Le sort s’acharne-t-il sur l’Antarctique en 2020? Après une fonte importante de ses glaciers et des algues vertes se propageant dans sa neige, c’est au tour du trou dans la couche d’ozone surplombant le continent blanc de faire des siennes. Alors qu’on le croyait en train de se refermer en 2019, il se rapproche dangereusement de sa taille record cette année d’après les dernières mesures du programme d’observation européen Copernicus.

Pourquoi c’est préoccupant. Avec près de 24 millions de kilomètres carrés fin septembre, le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique est actuellement plus de deux fois plus vaste que celui de l’année dernière, qui connaissait au contraire un minimum historique. Cette remontée importante vient ainsi refroidir les espoirs de voir cette barrière anti-UV naturelle se reformer.

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Evolution de la surface du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique | Copernicus Atmospheric Monitoring Service

Un phénomène saisonnier. Ce trou se forme du fait de la présence d’un vortex atmosphérique au-dessus du pôle Sud, qui provoque une accumulation de gaz halogènes dans cette zone. Principalement issues des gaz CFC relâchés durant des décennies par les activités humaines, ces substances restent inactives durant les mois d’hiver grâce à des températures pouvant tomber à -80°C à cette altitude. Le printemps arrivant (en septembre dans l’hémisphère Sud), les rayons du soleil réchauffent progressivement ces gaz qui se réactivent et détruisent les molécules d’ozone.

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