| | Radar

La Chine mêlerait la génétique à la reconnaissance faciale pour cibler plus facilement les Ouïghours

Image d'illustration | DARKO VOJINOVIC/AP/KEYSTONE

Depuis plusieurs années, la Chine est accusée de persécuter les Ouïghours, peuple turcophone et musulman de la région du Xinjiang, et de les interner dans des camps. Combiné au système de reconnaissance faciale, cela pourrait bientôt aller encore plus loin, alerte le New York Times, en indiquant que les autorités de la ville de Tumxuk ont commencé à collecter les échantillons sanguins d’une centaine de Ouïghours. L’enjeu: développer un outil de «phénotypage» de l'ADN pour construire des portraits-robots de cette minorité.

Pourquoi c’est inquiétant. La Chine est le pays qui est allé le plus loin en matière de généralisation de la reconnaissance faciale. La crainte est que ces prélèvement sanguins permettent de construire des outils capables de révéler les origines ethniques, inscrites dans les gènes d’une personne, à l’aide des systèmes de reconnaissance faciale. Ces technologies, qui ont bénéficié de subventions de recherche en Occident, posent aujourd’hui de graves problèmes éthiques, à commencer par l’enjeu du consentement (ou plutôt de son absence) des personnes qui participent à ces essais en Chine.

link

Lire l'article du New York Times

Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi