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Empoisonnement d’Alexeï Navalny: la piste d'un neurotoxique se confirme

L'opposant russe Alexei Navalny à sa sortie de prison le 22 octobre 2017, à Moscou. | Keystone / Evgeny Feldman via AP

Le communiqué de presse de l’hôpital universitaire de la Charité (Berlin), lundi 24 août, est on ne peut plus clair: «Les résultats cliniques indiquent qu'Alexeï Navalny a été empoisonné». L’opposant russe y a été placé en coma artificiel aux soins intensifs. Son état, grave, a nécessité de nombreux examens. L’hôpital berlinois conclut à un empoisonnement par une substance — encore non identifiée — du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase. «Une classe de molécules organophosphorées dont font partie des neurotoxiques puissants tels que le sarin, le soman, l’agent VX ou le Novitchok», relève Le Monde. L’effet du poison a été confirmée par des laboratoires indépendants et le patient est traité avec de l'atropine, un antidote de cette classe de molécules. Des effets à long terme, neurologiques en particulier, ne sont pas exclus.

Pourquoi on en parle. Les médecins russes qui ont initialement pris en charge Alexeï Navalny affirment, de leur côté, ne pas avoir détecté d'inhibiteurs de la cholinestérase. Dans un article très détaillé, le journaliste du Monde Hervé Morin revient sur ces molécules mises en cause dans la tentative de meurtre en 2018 de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury, ainsi que dans l’assassinat du demi-frère du dictateur nord-coréen, Kim Jong-nam, à l’aéroport de Kuala Lumpur. Dans la famille des organophosphorés, on trouve également le gaz moutarde, utilisé durant la Première Guerre mondiale, et de nombreux pesticides.

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