| | Interview

Comment la mort des abeilles a réveillé les élus à Berne au sujet des pesticides

Abeille morte. | Shutterstock / Robert Lessmann

Les pesticides sont discutés, combattus ou approuvés, depuis plusieurs années par les parlementaires à Berne. Durant la session d’automne, plusieurs objets liés à l’usage de ces substances, et des dégâts qu’elles engendrent, ont occupé les Conseillers aux Etats, jusqu’à échauffer les esprits.

Mais ces débats ne servent que de préliminaires aux campagnes qui s’annoncent houleuses en vue des initiatives fédérales traitant de pesticides ces prochains mois. Les Suisses devront se prononcer sur trois objets: «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse», «Pour une eau potable propre» et «Multinationales responsables». Les Parlementaires ont ainsi été contraints de se pencher sur ces projets et sur de nombreuses propositions faites par les élus.

Mais qu’est-ce qui a généré un tel activisme autour de ces substances, largement utilisées en agriculture? Pourquoi ce sujet devient-il brûlant, maintenant? Heidi.news fait le point avec Adèle Thorens Goumaz, conseillère aux Etats vaudoise, membre du parti Les Verts.

Heidi.news – Durant la session parlementaire d’automne qui s’est terminée le 25 septembre, plusieurs objets sur les pesticides ont été discutés au Conseil des Etats. D’une manière générale, les parlementaires traitent de plus en plus des pesticides. Pourquoi et comment ce sujet est-il devenu un thème porteur au niveau fédéral?

Adèle Thorens Goumaz – Actuellement, on assiste à une multiplication des retraits de substances, utilisées depuis plusieurs dizaines d’années et jugées sûres jusqu’à peu. Progressivement, on voit les polémiques enfler autour des pesticides. Je pense notamment aux néonicotinoïdes, au chlorothalonil, au chlorpyriphos et au glyphosate. Plus on avance, plus l’addition s’allonge. Cela tend à montrer que l’on fait face à un problème global et pas juste à des cas individuels, isolés. Il y a trop de substances qui posent problèmes. Il est donc temps de s’intéresser au système agro-alimentaire dans sa globalité.

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous

Lire aussi