Les dangers du journalisme d'investigation en terrain compliqué. Photo de Serge Enderlin.

Tessin, notre Méditerranée de rechange

Pestiféré en mars, bondé en juillet. Covid-19 oublié (attention, il revient!), les visiteurs suisses se bousculent dans le canton, à commencer par les Alémaniques. Escale à Lugano et dans le Val Verzasca où se pratique la proximité sociale.

Dans le dernier épisode, nous vous avions laissé à Poschiavo, au fond du pays. Pour rentrer en restant sur terre helvétique, il faudrait maintenant rebrousser chemin plein nord, folle ascension jusqu’au col de la Bernina, puis franchir un autre col à plus de 2000 mètres, à l’intérieur des Grisons. Trois au choix : Julier, Albula ou Fluëla. Non merci! Il suffit. Je suis encore très loin du maillot à pois de meilleur grimpeur, même électrifié, et il existe une alternative. Exotique de surcroît puisque pour aller de Suisse en Suisse au plus court, il faut passer par l’étranger. Vous suivez?

En clair, pour se rendre du Val Poschiavo [GR] à Lugano [TI], le plus logique est de se laisser emporter le long de la Valteline, magnifique vallée viticole de Lombardie, Italie, où le nebbiolo trouve un joli caractère alpin, nous l’avons vérifié. Langueur de l’été italien, mais un été bien plus masqué que dans les rues helvétiques que nous venons de quitter, une saison d’après-tragédie. A notre gauche, ce sont déjà les Alpes bergamasques. L’épithète nous rappelle que Bergame n’est pas loin – la cité lombarde symbolise le drame italien du coronavirus. Trois mois après, les conséquences physiques de la catastrophe sont encore là.

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