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Pour que le COVID n’emporte pas l’humanitaire

Tasha Rumley

Tasha Rumley a été déléguée du CICR durant sept ans sur le terrain. Elle est dorénavant responsable de programmes humanitaires à la Chaîne du Bonheur, où elle prépare notamment la réponse à la crise du coronavirus dans 15 pays les plus durement affectés avec les ONG partenaires.

Je reconnais que j’ai eu de gros doutes. Fallait-il vraiment lancer une collecte pour le coronavirus dans les pays humanitaires? Pour ma part, je ne peux plus supporter ces deux termes «COVID» et «coronavirus», j’en ai la nausée de les avoir ingérés à outrance pendant six mois. J’aimerais juste passer à autre chose.

Et puis les cas en Suisse remontent de façon aussi vertigineuse qu’au Luna Park. Et puis l’étau de la crise se resserre, ça licencie ici, ça supprime des mandats là. Et puis, et puis… Tant de raisons poussent à se rouler en boule, faire le hérisson avec ses proches et ses ressources en attendant des jours meilleurs. Est-ce vraiment le moment pour la Chaîne du Bonheur d’en appeler à la générosité du public? Certains s’en agacent.

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