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La régulation du stationnement, ingrédient incontournable d'une mobilité alternative

Sébastien Munafò

Sébastien Munafò est géographe, directeur de la filiale suisse du cabinet indépendant 6t-bureau de recherche, basé à Genève et spécialisé dans l’analyse des comportements de mobilité, du territoire et des modes de vie. Il s'exprime alors que le canton de Genève vote dimanche 27 septembre sur une modification de la loi d'application de la législation fédérale sur la circulation routière, qui offrirait plus de souplesse aux autorités en matière de mobilité.

L’offre de stationnement est assurément l’un des sujets les plus clivants en matière de politique de mobilité. Aucun élu en charge de tels dossiers n’échappe à de très houleux débats quand il s’agit de toucher à une place de parc, qu’il soit question de la supprimer ou parfois plus simplement de la rendre payante ou à durée limitée. Les lignes de front dans ce domaine sont systématiquement les mêmes.

D’un côté, les commerçants et une partie des automobilistes: les premiers craignent de perdre des clients et les seconds pointent les pertes de temps en recherche de place ainsi que l’aspect particulièrement néfaste pour l'environnement du trafic inutile supplémentaire ainsi généré. De l’autre côté, les tenants d’un partage revu de la voirie en faveur de moyens de transport moins nuisibles pour la ville – marche, vélo et transports publics – alliés aux tenants des projets de requalification urbaine rarement compatibles avec une offre de places de parc très abondante.

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