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Initiative pour des multinationales responsables: un combat de titans

Manifestation devant le siège de Glencore à Baar (canton de Zoug), en 2018. (KEYSTONE/Urs Flueeler)

L’initiative pour des multinationales responsables a un visage, celui de Dick Marty, ancien conseiller aux Etats tessinois, ancien procureur général, conscience morale de la Suisse. C’est lui qui vous envoie ces jours-ci des messages dans votre boite aux lettres. Ou plutôt son comité. A un mois de la votation fédérale du 29 novembre, le texte part très fort. Près de 63 % des Suisses y seraient favorables, selon le premier sondage SSR, contre 33 % qui le refuseraient. Samedi prochain, c’est le PLR qui prendra position, le parti de Dick Marty, en présence de ses deux Conseillers fédéraux, Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis, très engagés dans la bataille du non. Un combat de titans s’engage, par l’ampleur des moyens déployés.

Pourquoi c’est une campagne hors norme. L’initiative veut obliger les sociétés qui ont leur siège en Suisse à examiner régulièrement les conséquences de leurs activités sur les droits humains et sur l'environnement, également à l'étranger. Thème classique des ONG, qui se battent depuis des années pour imposer des limites aux multinationales. Sauf que cette fois-ci, un comité bourgeois comprenant plus de 350 politiciens de tous les partis de droite, UDC comprise, milite pour le oui, que des personnalités comme Ruth Dreifuss sont dans la bataille, que les églises sont mobilisées et appuient le travail de 80 associations, d’Amnesty International à Helvetas, en passant par Terre des Hommes ou Greenpeace.

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