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En quête d’un patron, l’OMC traverse la crise dans un monde où la coopération a disparu

Le successeur de Roberto Azevêdo à la tête de l'OMC aura de nombreux défis à relever. Keystone / Salvatore Di Nolfi

Pour célébrer son vingt-cinquième anniversaire, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) espérait sans doute un contexte plus favorable. La pandémie de Covid-19 a provoqué un effondrement du commerce international, tandis que la coopération multilatérale, condition indispensable à l’exercice de son mandat, n’a pas la cote auprès des leaders politiques de la planète, à commencer par les Etats-Unis de Donald Trump. Washington se trouve pourtant à l’origine des accords du GATT signés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et qui ont donné naissance à l’OMC en 1995.

Pourquoi on en parle. Basée à Genève, l’institution se cherche un directeur-général suite à la démission de Roberto Azevêdo, qui a quitté ses fonctions à la fin du mois d’août. Le nom des huit candidats a été dévoilé le 8 juillet. Le processus, qui devrait durer entre deux et trois mois, est supervisé par Victor do Prado, responsable de la division du Conseil et du comité de négociations commerciales. Le Brésilien s’est exprimé lundi 31 août à la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Genève, lors de sa première apparition publique «en cravate» depuis de nombreuses semaines – Covid-19 oblige.

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