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BNP Paribas: la saga qui a fait de Genève le numéro un des matières premières prend fin

Le siège emblématique de BNP Paribas de Genève n'est plus l'épicentre du négoce de matières premières. Keystone / Martial Trezzini

«La banque d’un monde qui change.» Jamais le slogan de BNP Paribas n’a été aussi vrai que lorsque sa filiale suisse a annoncé, le 22 septembre, son retrait du financement des matières premières, qui consiste à prêter de l’argent aux entreprises pour qu’elle puissent acheter du pétrole, du cuivre ou du blé. Cette décision, qui pourrait affecter jusqu’à 120 de ses collaborateurs à Genève, met fin à plus de 60 ans d’activité dans ce secteur. La banque, qui veut se concentrer sur la gestion de fortune et les grandes entreprises, a largement concouru à faire de la Suisse la première place du négoce des agents énergétiques, des métaux et des produits agricoles. Récit d’une saga d’un demi-siècle.

Pourquoi on s’y intéresse. Longtemps leader incontesté, la banque française continuera, beaucoup plus modestement, d’alimenter le commerce international en capitaux, mais depuis Paris et en se limitant au continent asiatique. C’est terminé pour Genève et tout ce qui concerne l’Europe, l’ex-URSS, le Moyen-Orient et l’Afrique, ces régions où la banque a été de tous les coups, parfois dans les recoins les moins recommandables de la planète.

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