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«Pour sortir de la pandémie, mieux vaut ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier immunitaire»

Alors que le nombre de cas de Covid-19 dans le monde a passé la barre des 12 millions, on s‘interroge toujours sur l’immunité acquise par les personnes infectées. Les recherches se focalisent sur la production d’anticorps contre la maladie, mais un autre type d’immunité acquise est souvent négligé: l’immunité cellulaire. Le Pr François Balloux, biologiste suisse et directeur du Genetics Institute du University College de Londres, piste les mutations de Sars-CoV-2. Il nous explique pourquoi ce type d’immunité est une piste à ne pas négliger. Entretien.

Pourquoi c’est intéressant. Les études de séroprévalence évaluent à 5 à 10% la proportion de gens ayant des anticorps contre Sars-CoV-2 dans les régions touchées par l’épidémie. L’immense majorité de la population serait donc immunologiquement naïve face au virus, d’où les craintes d’une seconde vague. Or, de récents travaux suggèrent que l’immunité cellulaire induite par Covid-19 est plus systématique et stable dans le temps que la réponse par anticorps. Il est donc possible que davantage d’individus soient (partiellement) immunisés à Covid-19 qu’on ne le pense. Par ailleurs, miser sur des vaccins capables d’induire cette immunité cellulaire pourrait être une stratégie prometteuse.

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