Un tracteur près de l'abbaye de Salaz, dans l'est vaudois, face à un camion toupie (bétonnière portée) du groupe Orllati au siège de l'entreprise, à Bioley-Orjulaz. Photos: Claude Baechtold

Quand Holcim et Orllati négocient avec des paysans, c’est Dark Vador au bord du Léman

Deux émissaires d’Orlatti ont proposé aux paysans vaudois réunis à l’Abbaye de Salaz d’extraire du sable sous leurs champs et de remblayer avec des déchets. Ca rapporte jusqu’à 300’000 francs par hectare. Une sacrée somme, pour un agriculteur. Mais ce n’est là qu’une fraction des profits qu’Orllati va en retirer. Est-ce différent à Ballens, où la commune a négocié avec Holcim Suisse SA? Non, c’est pareil, et peut-être même pire. Dans le monde magique du sable, les propriétaires des parcelles n’ont pas grand chose à dire, quand ils ne sont pas tout simplement priés de se taire.

Les émissaires d’Orllati sont repartis, les agriculteurs de la vallée de la Gryonne ont soupesé l’offre et le camp des OUI peut donc aller de l’avant. C’est Olivier Pittet, un jeune exploitant, qui prend en charge le dossier. C’est lui qui avait convaincu son ami Michel Kropf d’utiliser le rendez-vous de l’Abbaye pour réunir tous les agriculteurs concernés.

Au lieu de signer tout de suite, il décide de négocier le contrat, car certains points ne lui semblent pas clair. Aux collègues qui ont peur que l’offre s’évapore et qui le pressent de signer il répond non sans sagesse:

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