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Les deux débats houleux provoqués par les effets budgétaires de la crise à Genève

Comme en 2017, la fonction publique va combattre le projet de budget du Conseil d'Etat. Keystone / Savatore di Nolfi

Les mécontents se feront entendre à gauche comme à droite. Paradoxalement, c’est peut-être la force de ce budget de crise présenté ce jeudi 17 septembre par le Conseil d’État: il donne des gages aux deux camps et n’en privilégie aucun. Ses choix politiques conjuguent hausse des dépenses où elles sont nécessaires et maîtrise des charges de l’État, par une baisse temporaire inédite du salaire des fonctionnaires. Autre sujet chaud: la réévaluation du parc immobilier qui impactera les propriétaires.

Pourquoi c’est incertain. Les effets de la pandémie sont sévères, entre un déficit historiquement élevé dans les comptes 2020, qui dépassera le seuil du milliard de francs, et celui de 501,3 millions de francs prévu au budget 2021. Des «incertitudes majeures» subsistent quant aux effets de la crise sur les recettes fiscales et l’emploi, concède le Conseil d’État. Lequel ne peut dès lors qu’estimer la détérioration des finances publiques.

D’abord, l’invité surprise qu’est le coronavirus s’ajoute à trois réformes décidées en 2019 et dont l’impact n’est pas totalement connu:

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